Le 18 avril 1957, une masse de roches de 5 à 6 kilomètres en forme de poire, est passée dramatiquement près de la Terre, frôlant les hautes couches de l’atmosphère terrestre au dessus de l’atlantique avant de continuer sa course dans l’espace, sans qu’aucun astronome de l’époque ne le remarque.

Le météorite, pourtant classé dans la catégorie dite des «terminateurs», c’est à dire capable, en cas d’impact, de provoquer une extinction de masse. C’est d’ailleurs de cette manière que le règne des dinosaures prit fin il y a 66 millions d’années.

Bien que notre astéroïde frôleur nous ait manqué de peu, son passage perturba durant des semaines la météorologie locale, déclenchant dans cette zone océanique déserte, une série de tempêtes qui s’éparpillèrent dans l’Atlantique.

Une première mourut avant d’atteindre le Cap Vert. Une seconde tenta de se changer en tempête tropicale avant de mourir en vue de Saint Domingue. Une autre disparut à mille kilomètres de la Floride. La plus puissante de toute s’élança vers l’Europe en perdant peu à peu de sa force.

Le 5 mai 1957, vers 19h10, cette dernière perturbation atteignit l’ïle d’Yeu, décoiffant légèrement M. Emile Bousque, qui fumait une cigarette dans le jardin en attendant que le repas soit prêt. Son seul commentaire sera : «Tiens, il commence à faire frisquet », avant de rentrer chez lui écouter le bulletin météo de la RTF.


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