Contrairement à ce que tout le monde pense, il n’existe pas seulement neuf muses, mais dix. Cette inconnue oubliée de l’histoire est Antiope, muse des arts guerriers.

Antiope, fille d’Arès, épouse de Thésée et reine des Amazones, avait été élevée en cachette au rang de Muse après sa mort, par le dieu de la guerre en personne, lequel profitait d’un instant d’inattention de Zeus. Dans un premier temps, les neufs Muses classiques refusèrent de l’accueillir dans leur groupe, prétextant qu’elle n’était pas fille du roi des dieux et qu’elles n’aimaient pas les parvenues. Mais Arès, également dieu des sévices corporels et dégradants sut trouver les mots pour les convaincre.

Ceci explique qu’elles n’osèrent pas aller jusqu’à dénoncer sa présence à Zeus, leur père, d’autant que la belle Antiope avait hérité de son père un côté soupe-au-lait. Cependant, aucune de ses consœurs n’accepta de lui faire de publicité, ce qui explique son absence dans les poèmes ou le théâtre antique. Cette ostracisme permis à la nouvelle Muse d’exercer ses talents en toute discrétion, inconnue du public. Seul le poète alcoolique Anépârkis la mentionna un jour dans une de ses oeuvres, lui donnant le titre exact de « Muse du Pancrace, de la survie et du coup de pied dans les choses » (ce qui manque de classe, même si cela sonne beaucoup mieux en grec ancien).

Ce texte aurait pu arriver jusqu’à nous si Anépârkis n’avait pas pris l’habitude d’éponger les vomissures de la veille avec les papyrus sur lequel il couchait ses textes. La poésie n’en perdu pas grand chose, car de l’avis général, Anépârkis était à la poésie ce que les latrines étaient pour les repas de noce.


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