Il est petit. Il est sournois. Il est très méchant. Il ne s’agit pas d’un homme politique, mais du Papilloma Virus, responsable chez la femme de cancer du col de l’utérus.

La plus stricte obéissance aux règles de l’égalité des sexes nous impose de nous poser la question : et l’homme dans tout ça ?

On prétend que si l’homme peut être porteur du virus (et donc, agent de transmission), il ne court aucun risque. Rien n’est plus faux et il est inconcevable que ce problème de santé publique n’ait jamais été abordé de front.

Chez l’homme, le Papilloma Virus provoque des bourgeonnements cutanés disgracieux, bien connu des spécialistes. Mais ce qu’on sait moins, c’est qu’il provoque également un déficit d’attention et une fluctuation brutale des centres d’intérêt. Il se met donc à “papilloner” (d’où le nom du virus), sautant d’une activité à une autre, sans jamais rien terminer.

Dans les cas où l’homme possède une grande puissance de travail, cette affection peut avoir des effets intéressants. Par exemple, parmi les victimes les plus célèbres, nous pouvons compter Léonard de Vinci, Galilée, Thomas Edison et Richard Brandson.

Parmi les moins célèbres, notons monsieur Kürt Steinhaus de Berlin, qui est incapable de sortir de chez lui depuis 15 ans, ayant toujours quelque chose de mieux à faire avant de descendre ses poubelles.


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